Édition spéciale: Les métiers de la philanthropie

La philanthropie est généralement définie en des termes très universalistes, comme une impulsion altruiste à vouloir le bien pour l’humanité. Mais lorsqu’on observe empiriquement la philanthropie en action, on observe bien vite que celle-ci, en tant que pratique, est encastrée dans un contexte historique, culturel et économique qui la conditionne. Dans une société comme la nôtre, la philanthropie est essentiellement prise en charge par des organisations confrontées à un ensemble d’exigences liées à leur performativité, leur transparence et leur capacité à mobiliser les communautés. À l’image des entreprises, les organisations philanthropiques sont soumises à un impératif de gestion toujours plus efficiente. Un auteur comme Pineaultva même jusqu’à parler d’une mutation de la philanthropie en pratiques communicationnelles. Et ces stratégies de communication sont d’autant plus essentielles que les organisations philanthropiques sont en relatives concurrences pour tirer leur épingle du « marché du don » en vue de faire progresser leur cause respective. Le foisonnement des collecteurs de fonds qui nous sollicitent quotidiennement en est un exemple éloquent. Toutefois, la professionnalisation de la philanthropie est un phénomène que va nettement au-delà de la multiplication des professionnels de la sollicitation ; elle s’exprime aussi par une offre toujours plus importante en matière de formation ainsi qu’à la mise sur pied d’associations professionnelles.

 

Bonne lecture !