Humeyra A. Karsli

Humeyra Karsli

Adresse courriel

Poste occupé:
Conseillère aux dons majeurs et planifiés
Organisation:
Fondation HEC Montréal
Type de formation (1):
Formation universitaire (Maitrise)
Programme de formation (1):
D.E.S.S en gestion – management de HEC Montréal
Types de professionnel-le:
Professionnels-les dans les OBNL et OBE
Secteurs d'organisation:
Avancement de l’éducation
Types d'organisation:
Fondations publiques

Pourriez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Humeyra. J’ai immigré au Canada en 2005 pour poursuivre mes études universitaires. J’ai un baccalauréat en relations internationales de l’Université de Montréal, un D.E.S.S en gestion – management de HEC Montréal, ainsi qu’un certificat en gestion de projet de l’Université McGill.

Même si mon idée initiale était de me diriger vers une carrière en politique et gouvernance internationale, j’ai été embauchée par la Fondation privée de Guy Laliberté, One Drop, en 2010 et ma carrière en philanthropie a ainsi commencé!

Aujourd’hui, experte en développement philanthropique, je cumule plus de 10 années d’expérience en dons majeurs auprès des individus, fondations et corporations, événements bénéfices, collecte de fonds et en gestion de projets au sein de diverses fondations.

Je suis une fervente défenseure de l’environnement, de la santé mentale et des enjeux de la diversité et de l’inclusion.

Qu’est-ce qui vous a amené à travailler dans le secteur de la philanthropie ?

Je dirai vraiment que ce n’est pas moi qui ai trouvé la philanthropie mais c’est elle qui m’a trouvée!

Quelques semaines avant de terminer mon DESS à HEC Montréal, j’ai appliqué à quelques postes comme tous les finissants. Quand on fait des études en relations internationales et en gestion des affaires, on a plusieurs options qui s’offrent à nous.

À l’époque, le recrutement de la Fondation One Drop se faisait par l’équipe de son partenaire fondateur, le Cirque du Soleil. C’est une compagnie que je connaissais bien sûr et Guy Laliberté venait de faire les manchettes pour le voyage en espace qu’il avait fait un an avant, en 2009. Il avait profité de l’occasion pour parler des enjeux d’accès à l’eau à travers le monde et de sa fondation. Comme je suis née en Turquie, j’avais une certaine sensibilité aux enjeux d’accès à l’eau et ses dangers en santé publique. On m’a offert un poste en tant qu’agente de relations avec les donateurs et ainsi j’ai commencé à travailler en philanthropie.

Ma grande chance était d’avoir deux femmes d’exceptions qui m’ont tant appris; Lyse George et Lili-Anna Peresa. La première est une mentore d’exception qui m’a généreusement transféré toutes ses connaissances en affaires, en opérations, savoir-être et savoir-faire. Ses conseils continuent d’illuminer mon chemin.

L’autre personne qui m’a inspiré à poursuivre ma carrière en philanthropie est Lili-Anna Peresa qui était la CEO de One Drop à l’époque. Son approche analytique, son sérieux, éthique et sa rigueur m’ont démontré l’impact qu’on peut faire lorsqu’on adopte le métier de philanthropie comme profession.

Pouvez-vous définir et expliquer en quoi consiste votre activité et/ou fonction au sein de votre organisation ?

Pour la Fondation HEC Montréal, j’ai pour mission de mobiliser et de solliciter diverses communautés de manière à permettre à l’École de répondre à ses besoins et de réaliser ses objectifs stratégiques. Je développe des stratégies et mets en œuvre des activités de sollicitation auprès de donateurs majeurs actuels et potentiels. Je coordonne également le calendrier de sollicitation pour les dons majeurs, maintiens des relations privilégiées avec certains donateurs et suis responsable de la fidélisation de ceux-ci.

Quelle est votre formation professionnelle ? Est-ce pertinent dans le cadre de votre engagement philanthropique ? Pourquoi ?

J’ai un baccalauréat en relations internationales de l’Université de Montréal, un D.E.S.S en gestion – management de HEC Montréal, ainsi qu’un certificat en gestion de projet de l’Université McGill.

Au fil du temps, j’ai aussi eu l’immense privilège d’avoir fait partie de l’Effet A sous le leadership de Isabelle Hudon et d’avoir suivi un programme de conseil stratégique exceptionnel avec Ghislaine Clot.

Je trouve que toutes mes études ont été très pertinentes et utiles pour le métier que j’exerce aujourd’hui. La gestion relationnelle avec plusieurs parties prenantes, l’analyse et l’intervention stratégique et les habiletés en gestion de gestion de projet sont tous des atouts que j’utilise quotidiennement.

Parlez-nous rapidement de votre parcours professionnel ?

Mon parcours professionnel a débuté à la Fondation One Drop qui travaille à l’international sur les enjeux d’accès à l’eau. Travailler sous le leadership d’un personnage aussi rêveur et entrepreneur que Guy Laliberté m’a permis d’oser grand. Pour ça, je lui serai infiniment reconnaissante.

Un peu plus de trois ans plus tard, j’ai fait le saut chez Cavalia pour gagner de l’expérience dans le secteur privé et j’ai eu la chance de faire le développement de marchés des spectacles de tournée dans certaines grandes villes américaines comme Boston et Washington.

Lorsque l’opportunité de retourner en philanthropie s’est présentée avec la Fondation David Suzuki, la décision était facile. J’ai eu l’honneur et le bonheur de coordonner le volet québécois de la tournée de Dr Suzuki au Québec et des activités de collecte de fonds auprès des donateurs majeurs.

En 2018, je suis retournée à One Drop, là où j’ai débuté ma carrière en tant qu’agente de relations, en tant que Directrice de la philanthropie. J’ai eu la chance de collaborer avec une équipe dynamique, des philanthropes à travers le monde et des partenaires majeurs.

La pandémie a amené son lot de réflexions par rapport à la direction que je voulais donner à la suite de ma carrière. L’éducation était toujours près de mon coeur et je ne pouvais espérer un milieu plus dynamique, novateur et performant que celui de mon alma mater, HEC Montréal.

L’éducation ouvre la voie aux opportunités, contribue au développement de notre société et permet d’effacer les inégalités. Qu’il s’agisse des bourses aux étudiants, des innovations faites par les chercheurs universitaires ou des transferts de connaissances entre le milieu académique et des affaires, l’éducation est le fil conducteur de notre société et je suis fière de pouvoir mobiliser un plus grand nombre de donateurs dans cette mission.

Quels sont les défis et enjeux liés à vos fonctions pour le secteur philanthropique ?

Avant même la pandémie, la philanthropie était en transformation majeure.

La démographie des donateurs, les causes qu’ils soutiennent, les outils technologiques privilégiés pour faire des dons changent drastiquement.

Du côté des entreprises, les priorités stratégiques et le rôle que les entreprises veulent jouer dans la société changent aussi. Dans le cas des entreprises B2C, il y a aussi le phénomène du client averti et des attentes imposées par le consommateur aux entreprises par rapport à leur engagement et impact social.

Du côté des fondations privées, il y a de grands débats autour de leur durée de vie, leur influence politique et leur vrai impact vs. l’avantage fiscal relié à leur statut.

En ce sens, je pense que le plus grand défi mais aussi la plus grande opportunité du secteur philanthropique est de rester près de l’évolution de la société, de ses parties prenantes, des nouvelles tendances et de prendre part à la discussion. Comme on dit, «if you are not at the table, you’ll be in the menu! »

Je pense qu’un des grands défis auquel on fait face est la relève en philanthropie. Même si la professionnalisation de ce métier a légèrement accéléré dans les dernières années, il y a encore beaucoup de chemins à faire pour changer les perceptions, attirer et former la relève.

Comment définissez-vous la philanthropie aujourd’hui ? Comment cette définition influence-t-elle votre façon de travailler ?

Un des points positifs que je constate avec grand plaisir c’est que de plus en plus de professionnels en philanthropie croient et appliquent la philanthropie collaborative et stratégique. On voyait cette tendance depuis plusieurs années aux États Unis et c’est de plus en plus présent au Québec.

La philanthropie crée un espace d’échange et d’apprentissage pour tous; entreprises, fondations, individus. Il faut allier nos ressources intellectuelles et financières à celles des autres acteurs pour provoquer un vrai changement durable et réfléchi. Plusieurs acteurs comprennent de plus en plus le pouvoir et l’impact exponentiel de la philanthropie collaborative.

Les solutions aux enjeux auxquels notre société fait face ne peuvent pas venir d’un individu, d’une entreprise, d’une fondation, d’un gouvernement. Peu importe les moyens dont cet acteur se dispose, travailler dans un modèle d’affaires collaboratif est un levier qu’on ne peut plus sous-estimer.

Cette mentalité est ce qui me guide quotidiennement dans mon travail.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite exercer votre profession/activité ?

Il faut être patient, agile, entrepreneur et surtout reconnaissant en philanthropie.

Il y a une multitude de raisons qui motivent les gens à devenir philanthropes, de faire un don, de soutenir une cause à court ou à long terme.

Il faut avoir le sens d’observation, la volonté d’engager la discussion et le courage d’innover. C’est un des plus beaux métiers que vous pouvez exercer!

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