Fabrice Vil

Poste occupé:
Cofondateur et président
Organisation:
Pour 3 Points
Type de formation (1):
Formation universitaire (Baccalauréat)
Programme de formation (1):
Baccalauréat de droit
Types de professionnel-le:
Professionnels-les dans les OBNL et OBE
Secteurs d'organisation:
Autres fins profitant à la collectivité, Avancement de l’éducation
Types d'organisation:
Oeuvres de bienfaisances (OB)

Pourriez-vous vous présenter ?

Je suis Fabrice Vil, cofondateur et président de Pour 3 points dont la mission est de former des coachs sportifs afin qu’ils jouent également le rôle de coachsde vie auprès de jeunes qu’on dit provenant de milieux défavorisés. C’est mon implication principale, mais je suis également collaborateur à La Presse, comme chroniqueur, et membre du CA de l’Institut Mallet, de Culture Pour Tous et de Concertation Montréal.

Qu’est-ce qui vous a amené à travailler en philanthropie ?

Pour moi le fait d’être dans l’univers de la philanthropie est lié à ma motivation pour l’égalité des chances. C’est aussi la raison d’être de Pour 3 Points. Voir un monde plus égalitaire m’a amené à m’investir et à créer Pour 3 Points en 2011. Pour moi, la philanthropie est l’amour de l’humain, je suis très attaché à cette vision philosophique. Toutefois, la création de Pour 3 Pointsm’a aussi conduit à m’interroger sur la “philanthropie” comme secteur professionnel. J’ai appris qu’il y avait des savoirs techniques au-delà de l’aspect philosophique qui servent à faire avancer concrètement la mission de l’organisation.

Pouvez-vous définir et expliquer en quoi consiste votre activité et/ou fonction au sein de votre organisation ?

Dans mon rôle, il y a une d’abord une question de leadership très liée à la vision et la raison d’être de l’organisation. Je m’occupe de la gestion, des stratégies de développement au sens large. Un autre aspect, non négligeable, est que je m’implique sur le terrain, plus particulièrement en ce qui concerne la formation des coachs. Enfin, j’ai également un rôle de porte-parole auprès des sympathisants et partenaires.

Quelle est votre formation professionnelle ? Est-ce pertinent dans le cadre de votre engagement philanthropique ?

J’ai un baccalauréat de droit dispensé à l’UdeM. Je suis membre du barreau du Québec, c’est l’essence de ma formation professionnelle. De par mon rôle au sein de Pour 3 Points, je me suis rapidement intéressé au coaching. J’ai d’ailleurs une certification en coaching en développement intégral depuis 2017. Je suis également entraineur de basket depuis l’âge de 16 ans. Il est important de souligner l’importance de l’apprentissage par l’action, qui se passe en dehors des canaux académiques. En effet, j’ai eu la chance de travailler avec un ensemble de partenaires qui m’ont appris à mieux comprendre certains aspects pertinents pour montravail. Je citerai par exemple le partenariat avec le laboratoire de recherche en psychologie sportive de l’Université McGill.

Parlez-nous rapidement de votre parcours professionnel ?

J’ai été avocat en litige civil et commercial de 2007 à 2013 et entraîneur de basket-ball depuis tout jeune. Mon activité d’avocat a été ma première occupation à temps plein et elle influence encore aujourd’hui ma façon de travailler pour l’organisation. Avant tout ça j’ai connu les métiers de la vente, comme vendeur de chaussures de sports, et de l’encadrement des jeunes, comme moniteur de camps de vacances. C’est une série d’expériences utiles pour un ensemble de mes responsabilités aujourd’hui, dont la gestion des relations interpersonnelles. J’ai travaillé bénévolement pendant 3 ans au sein de Pour 3 Points dès sa création en 2011. Toutefois, j’ai rapidement réalisé que pour une telle mission, je ne pouvais plus simplement y consacrer mes soirs et mes fins de semaine. J’ai donc quitté la pratique du droit pour me consacrer à plein temps à l’organisation. La création d’une entreprise en entrepreneuriat social, comme toutes les entreprises en démarrage, demande une implication soutenue dès le début et beaucoup d’énergie de la part de toute l’équipe.

Quels sont les défis et enjeux liés à vos fonctions en philanthropie ?

Je vois comme premier défi de soigner son leadership. Cela demande un travail sur soi.Il faut faire cet exercice d’introspection et voir son impact auprès de son entourage. Le retour sur soi est très important pour l’ensemble de l’organisation. Comme deuxième défi, je vois le difficile travail d’équilibrer la gestion de programmes qui accomplissent notre mission, mais qui ne génèrent pas de revenu, tout en exerçant des activités de collecte de fonds qui génèrent des revenus, mais qui ne répondent pas à notre mission.Je m’explique, en philanthropie notre modèle d’affaires n’implique généralement pas de mettre sur pied un service pour le vendre ensuite. Concrètement, le temps investi en amont pour monter une soirée de collecte de fonds, c’est du temps qui n’apporte pas de valeur ajoutée à l’amélioration des programmes (hors l’argent récolté ensuite). À l’inverse, si on se concentre uniquement sur la mise en oeuvre des programmes, qui ne génèrent pas de revenus, on ne pourra pas trouver les fonds nécessaires à leur amélioration. C’est un difficile équilibre, car parfois ces activités-là se contredisent, surtout dans le temps consacré (et son coût) par rapport à l’impact sur les programmes. Ce n’est pas comme les entreprises privées qui génèrent de l’argent en livrant les produits et services au coeur de leur mission.Il ne faut pas oublier que les organismes, comme Pour 3 Points, ne sont pas des organismes d’évènementiel ou qui ont comme clients les donateurs, ce n’est pas notre mission premièrede les satisfaire. Toutefois, les satisfaire est essentiel pour exercer notre activité. C’est complexe.

Comment définissez-vous la philanthropie aujourd’hui ? Comment cette définition influence-t-elle votre façon de travailler ?

Comme abordé un peu plus tôt, pour moi, la philanthropie c’est l’amour de l’humain. Cette vision influence ma façon de travailler pour tendre vers le plus de cohérence possible dans la livraison de la mission. Que ce soit dans les valeurs organisationnelles, ou bien dans les processus qu’on met en place, chez Pour 3 Points on aspire toujours à le faire dans le respect et la dignité de l’humain. Comment aller chercher de l’argent dans le respect et la dignité de l’humain ? Comment mettre en place une culture organisationnelle saine ? Comment respecter et valoriser toutes les parties prenantes ? Comment agir en réduisant notre empreinte environnementale ? Toutes ces questions influencent notre manière de travailler pour atteindre notre idéal de respect et de dignité de l’humain.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite exercer votre profession/activité ?

Mon conseil principal est d’être ouvert à l’apprentissage en général et sur soi. C’est le fameux travail d’introspection mentionné plus tôt. Il génère beaucoup de retombées positives pour une organisation et surtout pour la société que cette organisation dessert. Un deuxième conseil est qu’il faut bien s’entourer. Une carrière en philanthropie ne se fait pas seul, mais se partage.

Une dernière chose à ajouter ?

Je nous invite à nous interroger sur ce qu’est la philanthropie. Je pense que nous avons tous et toutes des définitions différentes. Pour certaines personnes la philanthropie est liée à l’industrie, pour d’autres à la philosophie et enfin d’autres personnes s’attachent plus au geste de donner. Comment concilier toutes les visions dans un même idéal d’amour de l’humain ?

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