Brenda Greene

Poste occupé:
Superviseure, opérations téléphoniques et expérience client
Organisation:
Équiterre
Type de formation (1):
Formation universitaire (Baccalauréat)
Programme de formation (1):
Baccalauréat en biologie (option écologie)
Types de professionnel-le:
Professionnels-les dans les OBNL et OBE
Secteurs d'organisation:
Environnement et développement durable
Types d'organisation:
Oeuvres de bienfaisances (OB)

Pourriez-vous vous présenter ?

Je suis une femme mature de 56 ans. J’ai fait un bac en biologie (écologie) de l’UQAM. J’ai travaillé et voyagé assez pour me rendre compte qu’il y a beaucoup d’injustices dans ce monde et réalisé que je ne peux rester indifférente et que je me dois de faire ma part pour changer le monde. Je me suis donc retrouvée chez Équiterre, organisme dont la mission correspond à mes valeurs, grâce à mon « expérience téléphonique ».

Qu’est-ce qui vous a amené à travailler en philanthropie ?

C’est en partie le hasard et semble-t-il, mes talents de communicatrice au téléphone. À mon arrivée chez Équiterre, en 2012, je travaillais sur un programme de subventions qui visait la réduction des appareils de chauffage au bois sur l’île de Montréal. Mon travail consistait à vérifier l’éligibilité des demandeurs et à les accompagner tous le long du processus de retrait ou de transformation. Ayant remarqué mon potentiel, on m’a demandé de faire des appels de sollicitation pour recruter de nouveaux donateurs. C’était ma première expérience dans le domaine. De fil en aiguille, le département s’est développé et je gère maintenant une équipe d’environ 18 ambassadeurs téléphoniques et nous avons aussi deux équipes de sollicitation sur le terrain (porte-à-porte et dialogue direct).

Pouvez-vous définir et expliquer en quoi consiste votre activité et/ou fonction au sein de votre organisation ?

Je recrute, je forme, j’écoute, je « coache », j’encourage les membres de mon équipe afin qu’ils soient performants tout en ayant du plaisir à le faire. J’analyse les feuilles de temps, le nombre d’appels, la quantité des dons obtenus, la qualité de l’information véhiculée et de l’interaction de chaque agent avec les sympathisants d’Équiterre. Je m’assure de la quantité et la qualité des listes d’appels. Je réponds aux questions techniques et suggère différentes approches pour augmenter la qualité de chaque appel. Je communique toutes les informations pertinentes et les actualités, nécessaires à l’amélioration des résultats de l’équipe. Je fais aussi 8 heures par semaine de service aux membres.

Quelle est votre formation professionnelle ? Est-ce pertinent dans le cadre de votre engagement philanthropique ?

Baccalauréat en biologie (option écologie) et DESS en gestion de l’environnement (en partie). Cela est pertinent dans mon travail dans une certaine mesure parce que mon intérêt pour l’environnement me permet de mieux comprendre les enjeux et de convaincre les potentiels donateurs et à stimuler mon équipe à les convaincre également. Comme je dis souvent : « Quand on est convaincus, on est convaincants »… et ce, même si on n’est pas « vendeur ».

Parlez-nous rapidement de votre parcours professionnel ?

Je dirais que j’ai fait plein de détours pour me rendre où je suis et que je ne l’ai pas planifié. Ceci dit, je suis bien contente de ce parcours, car le plus important pour moi est d’apprendre et je le fais chaque jour de ma vie.
Comme, à l’époque (années 80-90), les postes en environnement étaient peu nombreux et souvent précaires, j’ai fait 3 contrats dans divers Éco-Quartiers à titre d’agent d’information. J’ai aussi travaillé chez Statistique Canada et dans 3 centres d’appels (sondages) et à chaque fois, on me faisait assez confiance pour me nommer à des postes de supervision. J’ai bénéficié d’une formation au SAJE pour m’aider à démarrer une petite entreprise dans le domaine de l’horticulture (Chlorofolia – entretien et aménagement de plantes d’intérieur). Comme je suis une fille d’équipe, cela n’a pas duré. À diverses reprises, j’ai aussi accepté des mandats de « Rencensement Canada », dont un comme chef de zone avec une centaine d’employés temporaires à ma charge. J’ai aussi travaillé à deux reprises pour le directeur du Scrutin dans Laurier-Dorion (élections provinciales) ; cet automne, à titre de formatrice du personnel électoral (plus de 400 personnes formées en deux semaines). Je suis à présent Superviseure, opérations téléphoniques et expérience client chez Équiterre.

Quels sont les défis et enjeux liés à vos fonctions en philanthropie ?

La fidélisation de nos membres, le roulement au niveau des employés (travail à temps partiel, difficile et redondant), le développement de nouvelles listes de sympathisants potentiels (nouvelles campagnes originales), le manque de temps pour la mise à jour des outils de communication.

Comment définissez-vous la philanthropie aujourd’hui ? Comment cette définition influence-t-elle votre façon de travailler ?

Ensemble de stratégies, d’actions et d’initiatives qui visent la meilleure répartition des richesses afin d’aider à faire de ce monde, un monde plus juste et équitable et ce, par l’intermédiaire d’organismes structurés et structurants.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite exercer votre profession/activité ?

Soyez convaincus, imaginatifs et créatifs.

Une dernière chose à ajouter ?

Les résultats obtenus constituent la récompense de grands efforts.

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