Émilien Gruet

Poste occupé:
Conseiller en transfert
Organisation:
TIESS (Territoires innovants en économie sociale et solidaire)
Type de formation (1):
University (Master's Degree)
Programme de formation (1):
Maîtrise en économie
Type de formation (2):
University (Master's Degree)
Programme de formation (2):
Maîtrise en urbanisme
Professional Types:
Professionnels-les alliés-es
Organisation Sectors:
Autre
Organisation Types:
Entreprises
Pourriez-vous vous présenter ?

Je travaille dans le domaine de l’économie sociale depuis 10 ans. Depuis 2014, je suis conseiller en transfert au TIESS où je travaille notamment sur le financement par la communauté, les communs et la mesure d’impact social.

Qu’est-ce qui vous a amené à travailler dans le secteur de la philanthropie (profession alliée) ?

J’ai découvert l’économie sociale (que je ne situerai pas au sein même du secteur philanthropique) à travers deux rencontres, celle d’une chercheure (Margie Mendell, Université Concordia) avec qui j’ai commencé à collaborer il y a une dizaine d’années. Et celle d’une praticienne, Nancy Neamtan, alors directrice du Chantier de l’économie sociale, avec qui j’ai commencé à travailler peu après. Ce sont ces deux femmes qui sont responsables en bonne partie de mon cheminement professionnel.

Pouvez-vous définir et expliquer en quoi consiste votre activité et/ou fonction au sein de votre organisation ?

À l’instar de mon organisation, je fais de la veille, de la liaison et du transfert de connaissances. Je repère les innovations porteuses et les grandes tendances, je rassemble les acteurs et les connaissances liés à celles-ci dans une perspective de systématisation des savoirs (trop souvent morcelés) et d’une maximisation de leur usage (trop de connaissances restent sous-utilisées). C’est ce qu’on appelle dans notre jargon la coconstruction et le transfert de connaissances.

Quelle est votre formation professionnelle ? Est-ce pertinent dans le cadre de votre engagement philanthropique ? Pourquoi ?

J’ai une maitrise en économie et une autre en urbanisme. Je ne pense que pas mon engagement pour la démocratisation de l’économie et pour son « ré-encastrement » dans la réalité des rapports sociaux ne soit directement le fruit de ma formation académique. Cela va chercher plus loin que cela, je pense. Celle-ci m’a cependant permis de prendre conscience de la pluralité des approches et des visions qui cohabitent en matière d’économie et d’urbanisme, et m’a permis de légitimer mon engagement pour certaines d’entre elles.

Parlez-nous rapidement de votre parcours professionnel ?

Après avoir suivi un cursus universitaire en économie et en urbanisme dans quatre pays, j’ai travaillé un temps en coopération internationale. Ces expériences viendront confirmer pour moi l’importance de l’ancrage territorial des initiatives de développement économique et social d’une communauté. L’économie sociale constitue de ce point de vue un modèle auquel j’adhère pleinement et pour lequel je souhaite continuer à œuvrer. Depuis mes débuts professionnels, j’ai toujours eu un pied dans la recherche et l’autre sur le terrain, mon poste de conseiller en transfert au TIESS répond donc parfaitement à mes aspirations à mêler savoirs pratiques et connaissances théoriques.

Quels sont les défis et enjeux liés à vos fonctions pour le secteur philanthropique ?

Les fondations (acteurs philanthropiques par excellence) constituent pour les plus importantes des pouvoirs institutionnels de plus en plus forts dont l’influence politique dépasse de beaucoup leur poids financier. Bien que cette influence politique et l’action directe de ces fondations peuvent avoir des retombées sociales bénéfiques, cette tendance ne va certainement pas dans le sens d’une démocratisation économique et d’une réduction des inégalités. Les fondations étant d’une certaine manière le fruit d’inégalités marquées qui tendent à se perpétuer.

Comment définissez-vous la philanthropie aujourd’hui ? Comment cette définition influence-t-elle votre façon de travailler ?

La philanthropie traite d’amour de l’humanité, de don et de bienfaisance. Beaucoup de nobles aspirations donc, mais la philanthropie n’est pas faite que de philanthropes pleins de bonnes intentions. Elle est un champ de plus en plus institutionnalisé, de plus en plus complexe, et de plus en plus puissant. Elle doit être comprise comme telle, si l’on souhaite qu’elle puisse contribuer à tenir ses promesses et améliorer le sort de nos collectivités.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite exercer votre profession/activité ?

Postuler au TIESS !

Une dernière chose à ajouter ?

Merci pour vos travaux, très utiles à l’heure actuelle pour apporter un éclairage sur ce champ d’action complexe et multiforme.

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