Réseau Philab

Qui sommes-nous ?

Le réseau canadien de recherche partenariale sur la philanthropie (PhiLab), anciennement Laboratoire montréalais de recherche sur la philanthropie canadienne, a été pensé en 2014 dans le cadre de la conception de la demande de financement du projet développement de partenariat CRSH intitulé “Innovation sociale, changement sociétal et Fondations subventionnaires canadiennes”. Depuis ses débuts, le Réseau constitue un lieu de recherche, de partage d’information et de mobilisation des connaissances des fondations canadiennes. Des recherches conduites en partenariat permettent la coproduction de nouvelles connaissances dédiées à une diversité d’acteurs : des représentants gouvernementaux, des chercheurs universitaires, des représentants du secteur philanthropique et leurs organisations affiliées ou partenaires.

Le centre de recherche (Hub) mère se situe dans le centre-ville de Montréal, sur le campus de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM).

Le Réseau regroupe des chercheurs, des décideurs et des membres de la communauté philanthropique à travers le monde afin de partager des informations, des ressources et des idées.

Map monde

Posture partenariale de recherche du PhiLab

Créé en 2014, dans le sillage d’un financement partenarial obtenu du Conseil de recherche en sciences du Canada (CRSH), le Réseau réalise depuis des activités de recherche action et de recherche fondamentale sur des thèmes, des questions et des enjeux liés à l’histoire et au développement de la philanthropie au Canada avec  des comparaisons sur la philanthropie à l’étranger.

La posture adoptée pour conduire les activités du PhiLab s’inspire des apports théoriques des premiers penseurs de l’approche pragmatique étatsunienne et des développements méthodologiques proposés par l’organisme ATD Quart Monde.

Du pragmatisme, nous retenons l’idée que la réflexion et la production de connaissances ne peut être dissociée de l’action et que l’action repose sur la mobilisation des capacités réflexives et des connaissances existantes. Selon cette perspective, la scène du développement des sociétés requiert une étroite articulation entre « pensée et action ».

Concrètement, pour le monde de la recherche, cette posture demande une mise en proximité étroite avec ce que John Dewey (1938) nomme les « publics » de l’enquête sociale. Tout aussi concrètement, pour le monde de l’action, cette posture implique une conversation engagée et engageante des acteurs terrain avec des membres de la communauté scientifique. Le produit de cette rencontre – John Commons (1934) parle de cette mise en relation en termes de transactions sociales – permet de croiser des savoirs, de coproduire des connaissances et de combiner des pratiques tout en prêtant une attention particulière aux relations de pouvoir et à leur nécessairement aplatissement. L’idée est de travail dans l’inclusivité des perspectives, des points de vue et des intérêts sans les banaliser ou les occulter.

Est-ce à dire que toute action de recherche ou toute action terrain doit nécessairement impliquer la présence de chercheurs et d’acteurs ? Par forcément. La science, par exemple, a une mission particulière à mener, laquelle inclut le développement de la recherche fondamentale, de la recherche « avec » et de la recherche appliquée. Cette mission demande donc à la communauté scientifique de se doter de différents espaces de travail dont un, celui de la recherche fondamentale, est principalement occupé par des chercheur.e.s universitaires, auxquels peuvent s’associer, à l’occasion, des chercheurs non universitaires.

Nous concevons donc le PhiLab comme un lieu où se déploie la mission scientifique, tant dans ses dimensions fondamentale, collaborative (avec) qu’appliquée. Vous trouverez sur le site du PhiLab à la fois des contributions :

  • de chercheur.e.s, sur des enjeux de recherche fondamentale ;
  • d’acteurs du secteur philanthropique (mémoire, prise de position) sur des enjeux qui les mobilisent ;
  • et des contributions co-construites, grâce à un processus de recherche action, de recherche collaborative ou de recherche partenariale.

Le graphique suivant illustre les zones de spécificité et l’interface entre ces trois espaces de production de connaissances

les zones de spécificité et l’interface entre ces trois espaces de production de connaissances