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Par Diane Alalouf-Hall, PhiLab

@AlaloufDiane

 

logo ObservatoirePhilab CMYKCette question a été soulevée au PhiLab suite à la journée militante du 8 mars 2017 qui célèbre les réalisations économiques, politiques et sociales des femmes d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Dans ce contexte, le PhiLab justement met à l’honneur les femmes dans la philanthropie. Deux d’entres elles issues du monde de la philanthropie aux profils très différents nous ont consacré du temps lors d’entretiens pour nous faire part de leurs points de vue et de leur approche féminine ; Mme Hilary Pearson, Présidente de Fondations Philanthropiques Canada et Mme Danielle Poulin, Fondatrice de Caméo Consultation et expert-conseil en gestion philanthropique.

Comment ces deux femmes du secteur voient-elles la place des femmes, d’hier à aujourd’hui, ainsi que les perspectives d’avenir dans la philanthropie institutionnelle ? C’est-à-dire, quels sont leurs rôles et leurs fonctions au sein des fondations donatrices dans la société ? Comme, Jean-Marc Fontan, le précise dans son post « le retour du Canada, M.Trudeau ? », on entend par fondations subventionnaires, les organisations privées ou communautaires qui investissent le fruit de dotations dans des projets principalement mis en place par des organisations de bienfaisance de la société civile.

Un bref et nécessaire retour vers le futur

La charité n’a rien de nouveau. Depuis bien des siècles, on incite les individus à donner à ceux qui sont dans le besoin. Le concept contemporain de charité et d’œuvres de bienfaisance dans beaucoup de pays, Canada compris, date d’il y a plus de 400 ans. Dans la loi du Charitable Uses Act, quatre catégories d’œuvres de bienfaisance ont été identifiées : le soulagement de la pauvreté, l’avancement de l’éducation, l’avancement de la religion et une catégorie pratique passe-partout : « diverses fins qui profitent à la communauté ». Ces catégories sont toujours d’actualité et sont utilisées et référencées dans les critères l’Agence du revenu du Canada (ARC)i. Par ailleurs, le nombre d’organismes de bienfaisance canadiens enregistrés a augmenté de 58 000 en 1992 à environ 86 000 en 2013, tout comme les dons qui comptabilisent 8,3 milliards de dollars en 2013, soit une augmentation de 69 % par rapport à 2003(ii). Les femmes ne sont pas étrangères à cette histoire. Leur rôle a connu de véritables transformations, non linéaires, au Canada, et au Québec. Quand on observe l’histoire de la philanthropie au Québec, on est frappé par l’importance du bénévolat. H. Pearson évoque le « voluntary sector », comme véritable bassin de femmes bénévoles tout en soulignant l’importance de différencier les professionnels du secteur et les bénévoles. En effet, pendant longtemps, les organismes de bienfaisance ont été dirigés par des hommes et les femmes n’intervenaient que bénévolement. Cette tradition remonte à la place et au rôle tenu par les religieuses. Leur travail dans les hôpitaux, les écoles et dans les organismes communautaires a influencé pour longtemps le rôle des femmes dans la philanthropie. Danielle Poulin parle de cette époque en ces termes : « Je dis toujours qu’à ce moment de l’Histoire on voyait le caractère pur et dur de la charité organisée et structurée par l’église, où les riches laissaient dégouliner leur argent jusqu’aux pauvres pour s’acheter leur ciel ou une bonne émotion personnelle, ou encore pour se dédouaner d’un sentiment de culpabilité ». Plus tard, dans les années 60, les femmes continuent de s’investir, mais ce droit/devoir (?) n’est plus réservé aux religieuses. L’état s’approprie de grands rôles historiques de la charité au niveau des services sociaux, de l’éducation et de la santé. « Les femmes s’investissent dans un contexte opérationnel alors que les hommes se chargent du pôle décisionnel. On est à l’époque, explique D. Poulin, où dans la plupart des organisations de bienfaisance les femmes vont se remonter les manches et faire du bénévolat ». Quand Monsieur travaille, Madame fait du bénévolat et tient le rôle de proche aidant. Selon D. Poulin, c’est à ce moment précis qu’elles seront confrontées à de grandes problématiques familiales, et ce sans le statut de religieuses qui rendent à la communauté. Des familles fortunées vont s’organiser pour apporter des réponses à ces problématiques ; les fondations apparaissent.

Syndicats ou philanthropie ?

Le secteur de la philanthropie a évolué en même temps que la société, sans pour autant en être le point de départ. Danielle Poulin et Hilary Pearson s’entendent pour dire que l’avènement de la place des femmes dans la société n’est pas un défi engagé par le monde de la philanthropie. Hilary Pearson : « Ce sont certainement les syndicats qui ont permis aux femmes de sortir de cette structure. Le rôle des femmes leaders dans le syndicat a été très important. Peut-être pas dans le reste du Canada, mais certainement au Québec. Dans les années 60, on ne voulait pas être bénévole, car tout de suite on était moins importante, plus amatrice. Il y avait une certaine idée d’amateurisme et de passe-temps pendant que l’époux était au travail. Les femmes n’ont pas grimpé des échelons grâce au secteur philanthropique ce n’est pas là que ça s’est joué. » Ainsi au Québec, on voit arriver sur la scène politique Marie-Claire Kirkland-Casgrain, en 1961, la première députée à l’Assemblée nationale puis Lise Payette, élue pour le Parti québécois en 1976. Cette dernière a d’ailleurs commencé sa carrière dans le syndicat des Métallurgistes unis d’Amérique. Un collectif de chercheurs (1978)iii observe que la décennie 1950-60 est une véritable période de transition vers l’acceptation générale du travail des femmes, malgré la levée de groupes opposés. Naturellement l’engagement et le travail des leaders féministes des mondes syndical, politique et juridique ont permis de rebattre les cartes dans le secteur philanthropique. Ainsi, on s’organise autour de causes féminines en prenant pour acquis que l’aide aux femmes aura de grandes conséquences pour l’ensemble de la société. « Les organismes dans le développement international comme Plan ou Oxfam parlent beaucoup du développement des femmes et des jeunes filles. C’est le sujet pivot. Si on peut aider les femmes et les jeunes filles, on peut avoir un effet beaucoup plus important dans le communautaire que si on donnait aux hommes, ou si on ignorait les femmes » selon Hilary Pearson. Danielle Poulin s’interroge et s’inquiète quant à l’impact reçu et le choix de tenir une journée symbolique telle que le 8 mars, « Cela fait 23 ans qu’on vit des pseudo dérapages, il y a le questionnement de l’opportunité de tenir une journée de la femme que l’on n’entendait pas il y a 10 ans. Quand j’entends une ministre, dire qu’elle n’est pas féministe puis se reprendre, c’est étonnant. On est à une espèce de croisée des chemins où l’on a fait suffisamment d’avancées grâce au syndicalisme, pour justifier un requestionnement ». Toutefois, des inégalités comme dans beaucoup d’autres secteurs sont encore bien présentes. Danielle Poulin le justifie en partie de cette manière « On est dans un contexte de négociation un à un, sans représentation syndicale. On n’a pas cet encadrement qui va nous aider à réduire les disparités ! Au contraire, elles peuvent être amplifiées, car les femmes y voient encore une vocation, le facteur “bonne cause”, et ont ainsi tendance à accepter des salaires moins élevés que leurs confrères. »

Mais c’est quoi ton vrai métier ?

Celui ou celle qui travaille dans le secteur social a forcément été confronté (e) à la question de la légitimité de son métier. Mais sérieusement tu fais quoi pour gagner ta vie ? Cette situation s’efface-t-elle grâce aux formations ? C’est la tendance que cela prend. Les femmes sont sur les bancs de l’université et aspirent à de grandes formations. Selon D. Poulin, « C’est un rôle qui a beaucoup évolué, car on est allé vers des gens formés, des professionnels. Il y avait un bassin de femmes et beaucoup d’entre elles cherchaient de l’émotion dans le travail. On est plusieurs femmes à avoir fait le saut dans les années 2000 ». Mme Pearson s’engage en affirmant que le travail bénévole est aussi à prendre au sérieux (sic.). Membre non rémunérée de trois conseils d’administration dans diverses causes, elle souligne l’importance des responsabilités demandée par le secteur, « s’il s’agit d’un travail non rémunéré, il n’en est pas pour autant un passe-temps ». Le travail terrain est enrichissant pour le métier dans le secteur social. Mais qu’en est-il pour les professionnels du monde des affaires ? Ces activités annexes qui relèvent du temps libre représentent aussi un atout pour eux, « Je crois que si on est avocat, comptable ou ingénieur, on apprend toujours énormément à être membre d’un conseil d’un organisme communautaire. Les deux ont un avantage dans cette relation ». Henry Mintzberg, professeur à McGill s’engage également dans cette voie, puisque selon lui une société qui fonctionne bien est comparable à une chaise à trois pattes à la recherche de son équilibre : un milieu d’affaires, un milieu public est un secteur social. Le secteur social renommé le « secteur plural », pour introduire l’idée de la diversité, propose de vraies missions et toujours plus de responsabilités avec des compensations financières qui ne sont plus (ou moins) insultantes pour les professionnels. Hilary Pearson tient pourtant à souligner « qu’on ne va pas être millionnaire dans le secteur social, ce n’est pas ça qui motive les gens. Mais on peut être compensé de manière juste et équitable et c’est en cela quelque chose que les hommes et les femmes ont en commun ». Danielle Poulin assume sa position dans le secteur lucratif au service de la philanthropie et encourage les femmes de ce secteur à en faire de même : « Ce n’est pas parce que je suis à but lucratif le que ça n’a pas de fin en soi et ce n’est pas parce que je suis une femme en philanthropie que je vais me contenter de charger 40 $ pour de l’heure pour le service. On met ça sur la table et on ne se cache pas. (...)Je m’inscris dans la générosité et dans le plaisir de mes clients. Jamais une facture n’est partie de mon ordinateur si le client n’était pas absolument heureux de la payer. Ce n’est pas parce que l’on est dans ce secteur-là que ce n’est pas correct de gagner sa vie. Ce que mes collègues masculins n’ont jamais eu de problème à faire ». Les femmes gagnent du terrain dans le secteur, mais des questions demeurent sans réelle réponse. « Quand je regarde le domaine que je connais mieux, explique Mme Pearson, le domaine des fondations privées, je vois encore beaucoup d’hommes qui sont PDG. Comme dans tous les secteurs de la société, on peut se poser la question pourquoi une telle différence ? Ce sont toujours les mêmes réponses. Les femmes ont la charge des enfants et décident de travailler à temps partiel pour s’occuper de la famille. H. Pearson ajoute « qu’elles n’ont pas eu les mentors, ou les supports qui leur permettent d’avoir des expériences nécessaires pour atteindre les postes de PDG ». Est-ce que les femmes participent à la philanthropie ? Oui ! Est-ce que les femmes sont bénévoles en grand nombre ? Oui, c’est certain de par le poids traditionnel. Il reste à s’interroger sur l’évolution potentielle dans les prochaines générations.

Et les jeunes dans tout ça, ils en pensent quoi ?

Selon l’étude américaine The Millenial Impact, les 20 à 32 ans sont en train de donner un autre visage au secteur de la philanthropie. Ils ont certes moins d’argent, mais ils semblent investis dans une ou des cause(s) plus qu’attachés à des organismes. Generation Squeeze évoque même un changement dans le concept de donner ; les jeunes participent à des collectes de fonds, communiquent et s’engagent sur les réseaux à propos d’une cause. Hilary Pearson en arrive au même constat « Plus informés et plus branchés que jamais, la génération des “milleniums” propose une nouvelle façon de s’engager. Ils s’engagent sans penser alors à l’idée du bénévolat. Si on s’engage, on s’engage, et ce quel que soit le nom que cela porte ! L’idée que le secteur de bienfaisance est un secteur qui devrait être moins considéré que les autres financièrement, parce qu’on doit faire nos gestes de charité, n’est plus totalement vraie ». Danielle Poulin quant à elle, souligne les différences actuelles en raison de la génération des « baby boomers » à des hauts postes tout en voyant une amélioration pour les femmes de la génération X : « À ces postes on veut des gens avec des grands réseaux. On cherche donc des gens qui ont des grandes carrières de 30 ou 40 ans. Il y a moins de femmes dans cette génération-là. Ce n’est pas une question d’imposer la place des femmes, c’est une question d’arriver à une belle représentation juste de ce que l’on est comme humain et comme communauté ». Elle ajoute également que pour équilibrer les rôles actuels « On veut aussi des hommes dans l’opération et des femmes dans la gouvernance. (...) Jean Charest l’a fait au niveau provincial ! »

L’action philanthropique est-elle genrée ?

« Au Canada, il y a des organismes comme les universités, les collèges ou les hôpitaux qui ramassent la grande majorité des sommes. Il faut se poser la question pourquoi ? Si les femmes étaient les “majors gifts”, est-ce que le profil des dons serait différent ? » H. Pearson.

Si on regarde les États-Unis, on apprend que 43 % des patrimoines de plus de 1,5 million de dollars appartiennent à des femmes(iv). Qu’en est-il au Canada ? Il semblerait que le Canada soit dans une situation comparable. En 2013, l’AFP faisait le constat que la valeur totale des actifs détenus par les femmes au Canada était de 3,2 billions de dollars canadiens. La même année TD avait également recensé environ 350 000 femmes canadiennes possédant les ressources financières et le désir nécessaires pour faire des dons importants aux organismes de bienfaisance. Encore un chiffre vertigineux ? On estime qu’entre 2012 et 2022, 896 milliards de dollars circuleront entre les générations au Canada, et qu’environ 600 milliards de dollars iront aux femmes en tant qu’épouses ou filles (v). Il est donc légitime de se poser la question du profil général de la philanthropie si les femmes étaient les décideurs. En ce qui concerne la manière dont les femmes agissent en philanthropie, quelques grandes caractéristiques font office de généralités : pour de nombreuses femmes, donner est un acte collaboratif dans lequel elles recherchent l’échange de valeurs et de savoir-faire. En matière de reconnaissance, Danielle Poulin et Hilary Pearson évoquent des différences actuelles entre les hommes et les femmes. « Est-ce qu’on donne de l’argent à une université pour avoir un bâtiment à son nom ? La faculté de pharmacie Jean Coutu, par exemple. Est-ce que les femmes vont chercher cette forme de reconnaissance ? Je ne crois pas. Finalement il y a très peu de recherches, du moins je ne les connais pas » s’interroge Mme Pearson. Mme Poulin a observé des différences autour de la vision du job, « Combien de femmes quittant leur job de responsables dans le secteur ont été remplacées par des hommes qui gagnent pas mal plus qu’elles ? Certains négocient parfois des avantages inélégants ! (...) Les femmes acceptent les salaires moindres, même si on est à un virage. Elles portent ces enjeux sur leurs épaules, et ils sont énormes ! Pendant mes 30 ans dans le secteur je n’ai vu qu’un homme partir en burnout, mais j’ai vu plusieurs collègues féminines se rendre malades. Ni les hommes ni les femmes ne devraient se rendre malades dans un secteur d’activités qui vise à rendre le monde meilleur. »

« Le monde change... et parfois pour le mieux ! » (vi)

La saison des conférences approche. Les sujets abordent les grands défis du 21e siècle, le PhiLab tient sa conférence internationale le 20 avril à Montréal et ne déroge pas à la règle. Cette conférence s’inscrit dans la continuité des travaux récents de la COP 21 qui mettent clairement en évidence la complexité des enjeux et la diversité des défis à venir. Quelle est la place des femmes dans ces défis d’envergure qui seront au cœur des actions philanthropiques ? Selon H. Pearson, il faut d’abord s’interroger sur comment la philanthropie confronte ces questions ? « Les fondations privées pourraient avoir un rôle important plus important au Canada. (...) La première chose à avoir c’est des familles qui pensent de façon très large. C’est assez rare, car la majorité des familles qui créent des fondations ne se sont pas équipées pour. Elles agissent toujours dans le contexte de la charité. C’est un sentiment très respectable. Il nous faut ce type de contributions. Deuxièmement, les fondations et les donateurs ont beaucoup de pression, à cause du nombre d’organismes dans le secteur. Il y a donc des choix à faire pour avoir un effet catalyseur qui va au-delà d’une amélioration d’une situation. Enfin, c’est important de collaborer. Si une fondation a l’ambition de changer le système, il faut travailler ensemble. » L’idée qui transparait est que le monopole des bonnes idées n’a pas de genre, et les meilleures solutions misent tout sur la collaboration et la complémentarité entre les acteurs du secteur. D. Poulin quant à elle s’inquiète plus de l’exclusion engendrée pour répondre à ces défis, qui irait dans le sens contraire de la philanthropie « Quelque soit le défi à venir, il y aura des gens concernés et certains seront mis à l’écart pour aller plus vite. Les grandes victimes au sein des peuples autochtones, des migrants, des enfants, etc. sont portées par des femmes. » La philanthropie le sait que trop bien et soutient de nombreux programmes réservés aux femmes et aux jeunes filles. Il faut toutefois bien différencier action philanthropique et politique, Madame Poulin insiste sur ce point « La philanthropie ne fait pas de politique. On a un empêchement légal. Ce sont les associations qui jouent ce rôle. Monsieur Harper a utilisé ce droit de représentation des associations. On ne donne pas à un organisme qui offre des reçus d’impôt pour critiquer le gouvernement. Ce dollar-là ne doit pas servir à la représentation politique, il doit servir concrètement à soutenir le pauvre et certainement pas en le menant à discuter ! » Quand on a avancé sur cette question, on peut toutefois y voir un défi pour les femmes, celui de s’asseoir à la table des discussions pour apporter leurs contributions. C’est d’ailleurs une des distinctions primordiales à faire selon Danielle Poulin pour passer de la charité à la philanthropie, « Cette distinction, c’est l’inclusion de toutes les parties prenantes, bénéficiaires, victimes, etc. Au même titre que les entreprises, les usagers sont en première ligne. Ils savent ce qui marche ce qui ne marche pas ! » Hilary Pearson voit peut-être un changement récent qui laisse apparaître de l’espoir, « Si on implique les femmes aux grands défis, on impliquera toute la communauté. Je prends mon cas, je suis femme PDG d’un organisme et je travaille avec des collègues femmes, est-ce que l’on pense à notre effort et à notre contribution d’une perspective féminine ? Non, je ne pense pas. Je n’agis pas dans cette perspective, mais j’apporte certainement une contribution féminine. C’est celle qui favorise le travail en réseau ou en communauté. C’est peut-être une perspective féminine, ou c’est peut-être une perspective que les jeunes hommes et femmes vont adopter ensemble. Je crois fermement que cette génération des milleniums fait en sorte que cette perspective devienne une perspective humaine. Ils vont penser à “qui fait quoi ?” au lieu de “qu’est-ce que je vais faire moi ?” C’est peut-être une vision plus optimiste que réaliste, mais qui sait ? Quand je vois les jeunes d’aujourd’hui j’ai beaucoup d’optimisme. L’Humanité a des outils qu’elle n’a jamais eus auparavant. If we can survive Donald Trump, we will have great opportunities to solve these problems. »

 

i http://www.cra-arc.gc.ca/chrts-gvng/chrts/menu-fra.html

ii Liste des organismes de bienfaisance. L’Agence du revenu du Canada. Prélevé en juin 2014.

iii “Le mouvement des femmes au Québec”, 1978, collectif, revue Politique aujourd'hui, Paris, no 7-8, 1978, pp. 165 à 178

iv IRS, 2004, Personal Wealth 2004.

v Du temps, de la générosité, du talent: Les femmes canadiennes et la philanthropie, Rapport TD, 2013

vi Hilary Pearson, durant l’entretien au mois de mars 2017

 

Lire ici la Version PDF

 

Pour aller plus loin:

1. McCarthy, Kathleen D. (Editor), Lady Bountiful Revisited: Women, Philanthropy, and Power. New Brunswick, N.J. Rutgers University Press, 1990.

2. Yolande Cohen . Femmes philanthropes. Catholiques, protestantes et juives dans les organisations caritatives au Québec (1880-1945), Les Presses de l’Université de Montréal, Montréal,2010, 253 p.

Version numérique téléchargeable – Downloadable digital version : http://www.pum.umontreal.ca/catalogue/femmes-philanthropes

3. Arlene Kaplan Daniels, Invisible careers : women civic leaders from the volunteer world, Chicago : University of Chicago Press, 1988.

4. Le bulletin de l'observatoire du PhiLab mars 2017

 

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